[Au pied du trône vacant] “Forteresses, Fortalices et casemates”

Nota di Radio Spada: in queste settimane, anche grazie all’aiuto di amici francesi e francofoni, saranno pubblicate alcune puntate della rubrica “Ai piedi del trono vuoto” nel dolce idioma della “figlia prediletta della Chiesa”. Pubblichiamo questa puntata, già postata in italiano nell’Ottava dell’Assunzione,  nell’Ottava dell’Immacolata Concezione in segno di omaggio filiale alla Beata Vergine.

“Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu tend absolument à corrompre” Lord Acton


par Luca Fumagalli et Piergiorgio Seveso


Il y a des années, nous avons lutté ensemble pour expliquer à un ami un peu perplexe (en plus des « catholiques perplexes » et des « conservateurs perplexes », on compte des « sédévacantistes perplexes » ) la dynamique interne, vertueuse et “nerveuse”, du sédévacantisme : un monde consacré à la défense de la Vérité, catholiquement et intégralement, mais, bien sûr, un “petit monde”, compris a la Don Camillo, parfois au bord de la mesquinerie. Les images que nous avons utilisées étaient celles, assez faciles, de la forteresse assiégée (entre Civitella et l’Alcazar) ; ou alors il y avait une image encore meilleure et plus parlant : celle du fort entouré par le désert, bien armé et assez gardé, mais loin des scénarios de la guerre principale. La guerre principale, dont le résultat désastreux est connu de tous, a déjà pris fin dans les années 1960 avec le “Concile” Vatican II”. 

L’heure où la hiérarchie de l’église officielle, presque dans son intégralité, est passée “les bras, les bagages et les croix pectorales” dans le champ de l’ennemi ( avec la lettre capitale “E”). Le “Petit Fort”, périphérique et marginal, ne concerne pas les forces opposées, qui ont malheureusement déjà obtenu la réalisation d’un triomphe complet, quoique apparent. Les «catholiques» vivent aujourd’hui dans le monde et dans l’église comme dans le seul monde possible. Quelqu’un va poursuivre les ultra progressistes  (de plus en plus concret) chimères d’un “Vatican III”, quelqu’un d’autre va errer, réparer, relire et ajuster, mais tous font partie du même scénario, ils existent tous sous le seul soleil de la Révolution conciliaire. Des Girondistes aux Montagnards, des Jacobins aux Dantoniens, des Hébértistes aux Royalistes modérés, tout le monde n’a pas d’autre idée que de siéger au « Parlement de la révolution ». Pour les «catholiques», ces forts, laissés au catholicisme romain, sont très peu importants. Pendant ce temps, dans les forteresses assiégés attendent en armes un ennemi qui tarde à venir, ils prient le bon Dieu, ils espèrent que tout reviendra au bon vieux temps et ils s’organisent. Et comme les soirées sont longues à passer, et les jours encore plus, quelque chose doit être inventé. Par exemple, nous nous disputons, envoyant à d’autres forts de guerre des messages sur la conduite devant être tenue devant l’ennemi triomphant, considéré maintenant fade, maintenant cédant, maintenant insuffisant. Les autres Forteresses, toutes aussi convaincues d’être pleinement préparées à recevoir l’assaut de l’ennemi, sont silencieuses, répondent au son des contre-appels tout aussi controversés ou, encore plus simplement, optent pour des framboises (en langue italienne “pernacchie”). Naturellement, sans le pape, tout le monde s’arrange et fait pour lui-même, et si quelqu’un veut établir les “Cahiers de la restauration” (que nous dédions l’un des prochains articles), quelqu’un va applaudir, quelqu’un va bâiller, quelqu’un va penser qu’il a écrit beaucoup mieux, plus beau et plus convaincant. Chaque fortalice, même chaque casemate (qui du fort est une version réduite et presque caricaturale) pense que c’est un petit royaume, certainement soumis à la royauté du Christ, mais encore plus à celui de ceux qui le gouvernent. Et Rex in regno suo est Imperator. De ce mal endémique, inévitable, presque inné dans les jours où nous vivons, au fond peut aussi venir quelque chose de bon : nous avons dit alors à notre ami qui nous regardait pas trop convaincu. Bien sûr, il peut aussi provenir du grand mal (quod Deus avertat) si le roi se transforme en tyrann et envoie des ordres incompréhensibles, pernicieux ou, pire, inhumains. Ce sont des choses qui se sont toujours passées et qui se produiront dans toute société humaine. Aujourd’hui cependant, tout devient plus problématique puisqu’il n’y a pas d’autorité super partes. Une Autorité super partes à laquelle les questions, les disputationes, les anathèmes, les controversés des ivrognes devraient être soumis. Oh si c’était aussi facile que dans “La Mutinerie du Caïn”, un beau film auquel nous référons nos lecteurs. Si en effet ce n’est pas possible occidere tyrannum, là au moins il est possible de le rendre déraisonnable. Reste la seule Consolation. Au moins, elle, nous sommes sûrs, aidera les forteresses et casemates à rester intacts (à la fois moralement et mentalement). Parce que les Tartares, contrairement à ce qui se passe dans le conte de Buzzati, arriveront tôt ou tard. 

Dans la fête du Cœur immaculé de Marie et Huitième de l’Assomption – 22 août 2018


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